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Engagement 03

Pour renforcer les services publics environnementaux

Se doter d'un pouvoir de contrôle des opérateurs de l'eau, des déchets et de l'énergie, qu’ils soient publics ou privés.

L’autorité organisatrice (la commune ou l’intercommunalité) doit pleinement jouer son rôle de pilotage politique des opérateurs (publics ou privés) des services publics environnementaux en se dotant d’une capacité d’expertise. Cette expertise est essentielle pour fixer les orientations ainsi qu’un prix au service permettant de couvrir la maintenance et respectant des critères sociaux de juste contribution. Cette capacité à contrôler l’opérateur doit aller de pair avec une plus grande transparence auprès des usagers des services sur les modalités de fonctionnement de ces services publics du quotidien.

Contexte

De nombreux services publics de l’environnement relèvent de la compétence communale ou intercommunale (services de l’eau et de l’assainissement, de l’énergie, des déchets). La collectivité est en charge de fixer les orientations, le prix du service et de contrôler l’opérateur qu’il soit public ou privé. Il existe une forte asymétrie d’information entre l’opérateur et l’autorité organisatrice. A cela s’ajoute, une faible implication des usagers des services sur les grands enjeux de services dont ils dépendent et qu’ils financent via leur facturation ou via les impôts.

Ces services publics environnementaux sont aujourd’hui fragilisés par une baisse de la couverture des coûts de fonctionnement et d’investissement. Actuellement, on reporte l’investissement même quand les services doivent couvrir les coûts par la facture (comme l’eau et l’assainissement). A cela s’ajoute l’impératif de repenser les services publics au regard des enjeux d’adaptation au changement climatique (vagues de chaleur, fortes précipitations) et des objectifs d’atténuation (décarbonation).
Il existe également une inégalité d’accès à ces services publics du quotidien, certains usagers en bénéficiant moins ou de manière dégradée. Or, la qualité de ces services environnementaux est le gage d’un cadre de vie digne pour toutes et tous.

Argumentaire

L’autorité organisatrice doit pleinement jouer son rôle de pilotage politique de l’opérateur en se dotant d’une capacité d’expertise pour atténuer cette asymétrie d’information.
Cet engagement vise à lutter contre la marchandisation des services publics. La couverture des coûts du service (fonctionnement et investissement) doit être garantie afin de trouver un équilibre financier qui ne relègue plus l’investissement dans la maintenance et/ou le renouvellement de ces services comme variable d’ajustement. Des critères sociaux permettant une juste contribution via la facturation ou des dispositifs d’aides doivent également être mis en place. Pour le service de l’eau et de l’assainissement, il pourrait ainsi être garanti que le coût du service ne dépasse pas le maximum de 3% des revenus globaux du ménage.

Cet engagement repose également sur la participation des citoyen-nes aux décisions locales notamment en inscrivant les modalités d’organisation de ces services environnementaux du quotidien à l’agenda des Commission consultatives des services publics locaux (CCSPL) dans une vision renforcée de leur rôle. Cet espace de dialogue avec les usagers doit devenir une instance de débat dotée de moyens de fonctionnement.

Compétences

De nombreux services publics de l’environnement relèvent de la compétence communale ou intercommunale. C’est le cas des services de l’eau et de l’assainissement, de l’énergie, des déchets de votre commune. Ces services publics sont opérés par des entreprises privées, dans le cadre d’une délégation de service public, ou par des structures publiques, mais dans tous les cas, la collectivité est en charge de fixer les orientations, le prix du service et de contrôler l’opérateur.

Les autres engagements

Renforcer les commissions pour les services publics locaux

Les commissions consultatives des services publics locaux (CCSPL), régies par l’article L1413-1 du code général des collectivités territoriales, sont obligatoires pour les communes de plus de 10 000 habitants, les établissements publics de coopération intercommunale de plus de 50 000 habitants notamment. Aujourd’hui elles sont bien trop souvent des chambres d’enregistrement, présidées par le maire ou un autre membre de l’exécutif. Les habitants et usagers sont le plus souvent simplement informés, sans réelle interaction, sans moyens pour apporter un regard d’expertise citoyenne. Sans remettre en cause leur caractère consultatif, elles doivent être le lieu de débat citoyen sur les modalités d’organisation et de fonctionnement des services publics locaux.

Pour aller + loin :
https://metropoleparticipative.fr/9-la-commission-consultative-des-services-publics-locaux.htm
https://www.grandlyon.com/fileadmin/user_upload/media/pdf/institution/20240418_ccspl_ra_2023.pdf

Renforcer les clauses environnementales dans les marchés publics

Cet engagement est directement issu des débats de la convention citoyenne pour le climat. Il invite à rendre obligatoire cette clause dans tous les marchés publics locaux. Il s’agit de fixer des critères de choix permettant d’identifier l’offre non pas la plus rentable économiquement mais la plus viable écologiquement.


Pour aller + loin : https://propositions.conventioncitoyennepourleclimat.fr/objectif/renforcer-les-clauses-environnementales-dans-les-marches-publics/

Engager la commune ou porter des engagements à l’intercommunalité en faveur d’une stratégie de réduction à la source des déchets

Depuis 2015, les collectivités locales ont l’obligation d’élaborer un programme local de prévention des déchets ménagers et assimilés (PLPDMA) qui fixe les objectifs de réduction des quantités de déchets et les moyens pour les atteindre. Si les compétences de collecte, traitement des déchets ménagers relèvent des intercommunalités (ou de syndicats), les opérations de prévention de la production des déchets et les actions en faveur de la réutilisation/le réemploi peuvent être également réalisées par les communes. Ainsi, au sein de leurs propres services, les collectivités locales peuvent s’engager à réduire les emballages jetables. Une communication transparente aux usagers est indispensable.

Pour aller + loin :
https://economie-circulaire.ademe.fr/prevention-dechets
Charte “zero waste” faite pour les municipales de 2020:
https://www.zerowastefrance.org/wp-content/uploads/2019/11/zwf-municipales-2020-synthese-des-9-chantiers-approfondie.pdf

Mener la réflexion sur la mise en place d’une communauté énergétique locale

Depuis décembre 2023 le cadre juridique relatif aux communautés d’énergie le cadre réglementaire permettant aux acteurs locaux de porter des projets participatifs de développement des énergies renouvelables a été précisé. De nouveaux acteurs peuvent être associés à ces communautés afin d’en élargir les bases et de renforcer la démocratie énergétique locale. L’enjeu consiste à rendre l’énergie plus accessible à toutes et tous avec des objectifs de sobriété tout en ayant recours à des énergies renouvelables.


Pour aller + loin :
https://www.energie-positive.com/communautes-energetiques-locales-produire-et-partager-son-energie/
https://www.editionsducommun.org/products/petit-manuel-de-democratie-energetique

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