Engagement 11
Pour un sport accessible à tous·tes
Aider à rendre effectif l'enseignement obligatoire des 3h d'EPS et aider les associations sportives à développer leurs offres, notamment par l'accès aux équipements sportifs
La crise sanitaire à mis en avant le caractère essentiel du sport et de l’activité physique. Pourtant il n'y a seulement que 5 000 équipements scolaires sur 28 000 qui sont partagés et ouverts aux clubs de sport. La circulaire du septembre 2025 vise à ouvrir tous les équipements sportifs des établissements scolaires et universitaires aux clubs de sport d'ici la fin de l'année scolaire 2026-2027. Cependant, afin que cela ne reste pas lettre morte, les élu·es locaux doivent s’engager pleinement en étroite collaboration avec les directions des établissements.
Contexte
Le sport et l’activité physique ont été identifiés durant la crise sanitaire comme un besoin essentiel de l’individu faisant l’objet d’une dérogation de sortie.
Seulement 5 000 équipements scolaires sur 28 000 sont partagés actuellement alors que les créneaux d’utilisation des installations sont largement saturés par ailleurs.
Argumentaire
La circulaire du 08/09/2025 fixe un objectif dans chaque académie de partage des équipements des établissements scolaires et universitaires, avec les associations, à hauteur de 60% à l’issue de l’année scolaire 2025/2026 et de 100 % pour l’année scolaire 2026-2027.
Si la circulaire donne un cadre nécessaire, elle ne suffira pas sans l’engagement des élus locaux en relation étroite avec les chefs d’établissement, pour renforcer le lien avec l’Education nationale ces objectifs ne seront pas atteints, alors que l’activité physique à l’école est essentielle, et le lieu idoine pour les apprentissages et la motricité des enfants.
Cet engagement permettrait de contribuer structurellement à la continuité éducative entre les projets sportifs des écoles et les activités sportives proposées par les associations.
Compétences
En matière de sport, les compétences sont diffuses, sans chef de file identifié. L’animation sportive reste souvent à l’échelle communale entraînant une répartition inégale sur le territoire. Le champ sportif est par ailleurs un des secteurs où on retrouve 325 000 associations et 3.5 millions de bénévoles (soit 25% des bénévoles associatifs en France) qui sont dépendantes des subventions publiques et de l’utilisation des équipements municipaux.
Le rôle du plan sportif local et du projet éducatif territorial dans chaque commune est un vecteur puissant pour fédérer tous les acteurs.
Les autres engagements
Pour faciliter l’accès pour un Droit au sport pour tous et toutes : Accompagner le développement des associations pour accroître leur capacité d’accueil de licenciés et générer de nouvelles ressources
Optimiser les créneaux d’utilisation des installations, apporter un soutien financier et logistique, mise en relation pour ingénierie de projets, encouragement à la formation et montée en compétences des bénévoles, recherche de partenaires économiques pour développer de nouveaux projets
Pour un Droit au sport pour tous et toutes : Favoriser l'accès via un investissement pluriannuel dans des équipements structurants
Le patrimoine sportif est vieillissant avec une année médiane de 1995 et de 1980 pour les piscines publiques.La priorité doit être donnée aux équipements structurants, gymnases et piscines, qui structurent la pratique associative et scolaire de notre jeunesse.
Favoriser l’accès au Droit au sport pour tous et toutes : Pour la mise en place d’un comité local de déploiement de l’activité physique adaptée et de lutte contre la sédentarité
La France est classée 119ème sur 145 pays dans le monde pour le taux d’activité physique des adolescents.
Un tiers des adolescents respectent les recommandations d’activité physique de l’OMS et seulement 60% des adultes ont une activité physique régulière.
La sédentarité est un fléau qui coûte plus 17 Mds € par an à l’assurance Maladie et voué inexorablement à croître avec le vieillissement de la population, avec une catastrophe sanitaire incontournable.
Élaborer une politique de santé publique autour d’un comité local (médecins, kinés, infirmier·ères, scolaires, pharmacies, associations…) pour fédérer tous les acteurs concernés, serait une action judicieuse.
L’objectif serait d’orienter les citoyens vers des pratiques physiques adaptées, limiter les soins médicaux, d’encourager la formation des éducateurs à l’activité physique adaptée.
Les maisons-sport santé peuvent être un outil d’accompagnement.
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